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Les autoritaires du vote en défense du capital !

Votre lecture eurocentrée de l’autoritarisme et votre réduction de la lutte politique au vote posent problème. Mais commençons par définir le fascisme. Le fascisme n’est pas simplement un régime autoritaire, une dictature ou une politique réactionnaire. Historiquement, il désigne un mouvement politique de masse, ultranationaliste et profondément réactionnaire, qui cherche à mobiliser une partie de la population autour d’un projet de régénération nationale, de destruction des organisations ouvrières et révolutionnaires et d’un ordre social autoritaire. Il s’appuie notamment sur la violence politique, le culte du chef, la militarisation de la société et la collaboration ou la recomposition des rapports de classe au service du maintien de l’ordre capitaliste. Le fascisme ne se réduit donc pas à « tout ce qui est autoritaire », et toute l’extrême droite n’est pas fasciste. Confondre les deux revient à vider le concept de fascisme de sa portée historique et politique. Le fascism...
Articles récents

Contre l'extréme droite et le fascime brun !

      La consolidation du Front National, l’extrême droite raciste, se poursuit avec la conquête de la municipalité de Vitrolles, dans le sud de la France. Lors des élections de 1994, le FN avait obtenu près de 20 % des suffrages exprimés à l’élection présidentielle. Avant la conquête de Vitrolles, trois autres mairies avaient été remportées par le FN. Cette progression spectaculaire est le résultat de plusieurs années de gouvernement socialiste sous Mitterrand, au cours desquelles la classe ouvrière est devenue amère et désorientée par les grands espoirs placés dans une administration socialiste. Ces illusions avaient été renforcées par le Parti communiste et par l’extrême gauche. Le fait que des mesures violemment dirigées contre la classe ouvrière aient été prises sous les gouvernements socialistes n’était pas quelque chose que les gauchistes étaient prêts à admettre avant les élections qui avaient porté Mitterrand au pouvoir. Le racisme est profondément enraciné dans ...

Critique du trotskysme : la contre-révolution ne commence pas avec Staline

  La contre-révolution, c’est la prise de pouvoir des bolcheviks en octobre 1917. Vous parlez des soviets, mais les bolcheviks les ont infiltrés et bolchevisés pour les ramener à l’appareil d’État et détruire leur autonomie. Les soviets n’étaient pas là pour donner le pouvoir à des politiciens professionnels. Ils étaient des organisations de travailleurs. Les trotskystes répète comme des perroquets   « La Russie était arriéré »  C’est faux ! La Russie n’était pas arriérée. Des écoles et des universités existaient bien avant les bolcheviks. Il existait déjà une population instruite, des travailleurs organisés et des mouvements révolutionnaires avant la prise de pouvoir des bolchevik s. C’est une propagande destinée à justifier une prise de pouvoir par des politiciens professionnels d’avant-garde. On présente la Russie comme un pays arriéré pour justifier qu’une minorité puisse prendre le pouvoir au nom des travailleurs. La Terreur rouge de 1918 est éga...

La contre-révolution en Russie commence en octobre 1917 : critique de la gauche communiste

    Il faut être clair : la contre-révolution en Russie ne commence pas en 1921. Elle commence avec la prise du pouvoir par les bolcheviks en octobre 1917. C’est précisément sur ce point qu’une grande partie de la gauche communiste commet une erreur d’analyse . En faisant de 1921, de Kronstadt ou de la mise en place de la NEP le moment de la contre-révolution, elle conserve implicitement une lecture d’un bon bolchevisme et d’un mauvais  selon laquelle la révolution bolchevique aurait été authentiquement révolutionnaire pendant plusieurs années avant de dégénérer. Cette lecture est complètement erronée.   Le problème fondamental apparaît dès octobre 1917 : un parti politique s’empare du pouvoir d’État et  exerce  la dictature sur le  prolétariat. Les soviets cessent progressivement d’être conçus comme des organes autonomes de la classe ouvrière pour être intégrés à un appareil d’État dominé par le pouvoir bolchevique, notamment à travers le Comité...

Les révolutionnaires contre le fascisme rouge

   Les révolutionnaires contre le fascisme rouge      Nommer un État “État ouvrier” quand on explique par ailleurs que chaque ouvrier y est placé, économiquement et politiquement, à l’entière discrétion d’une caste bureaucratique, cela ressemble à une mauvaise plaisanterie.    DURANT SEPT DÉCENNIES, l’ombre de l’URSS a dominé la politique mondiale, d’abord épouvantail des classes possédantes, puis, après 1945, avec la guerre froide et l’opposition entre les blocs sous différentes formes. Avec la chute du mur de Berlin en 1989, puis l’implosion de l’URSS deux ans plus tard, il aurait été logique de tirer le bilan de ce régime et d’examiner sereinement s’il avait été, ou non, comme on l’a dit, le « socialisme réellement existant ». Durant toutes ces années, que ce soit pour l’aduler ou pour le condamner, un discours quasi unanime a présenté l’URSS comme un régime « socialiste », et fait de même pour les pays qui l’imitèrent, des « démoc...