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Les autoritaires du vote en défense du capital !


Votre lecture eurocentrée de l’autoritarisme et votre réduction de la lutte politique au vote posent problème.

Mais commençons par définir le fascisme.

Le fascisme n’est pas simplement un régime autoritaire, une dictature ou une politique réactionnaire. Historiquement, il désigne un mouvement politique de masse, ultranationaliste et profondément réactionnaire, qui cherche à mobiliser une partie de la population autour d’un projet de régénération nationale, de destruction des organisations ouvrières et révolutionnaires et d’un ordre social autoritaire. Il s’appuie notamment sur la violence politique, le culte du chef, la militarisation de la société et la collaboration ou la recomposition des rapports de classe au service du maintien de l’ordre capitaliste.

Le fascisme ne se réduit donc pas à « tout ce qui est autoritaire », et toute l’extrême droite n’est pas fasciste. Confondre les deux revient à vider le concept de fascisme de sa portée historique et politique.

Le fascisme n’arrive d’ailleurs pas au pouvoir par les urnes. Il parvient au pouvoir dans le cadre d’une crise profonde économique et d'un mouvement de masse contestataire prolétarien , avec le soutien , appuie de la bourgeoisie. 

Une analyse matérialiste doit donc étudier les dynamiques capitalistes, les rapports de classe, les crises économiques et politiques ainsi que les intérêts sociaux qui permettent à certains mouvements autoritaires de se développer.

Il existe par ailleurs des régimes autoritaires fasciste à travers le monde qui bizzarement sont défendu par des gauchistes comme le PCC et le régime des Mollahs. Soit vous êtes contre tous les formes de fascisme rouge ou brun soit vous êtes en réalité des adorateurs du système de protection du capital ! 

Vous prétendez être contre le fascisme, mais votre lecture semble parfois conduire à une opposition à géométrie variable à l’autoritarisme.

Quand on combat réellement l’autoritarisme, on le combat partout : Contre tout les partis d’extrême droite dans le monde 
contre le régime des mollahs en Iran, contre le PCC en Chine, contre les talibans en Afghanistan, contre le régime de Kaïs Saïed en Tunisie, contre le Hamas, ect , 
L’anti-autoritarisme ne peut pas être à géométrie variable.
Il faut combattre les différentes formes de domination autoritaire, qu’elles se revendiquent de la nation, de la religion, du communisme d’État ou d’une autre idéologie. Et cela implique également de combattre le fascisme lorsqu’il se présente sous sa forme brune comme lorsqu’il prétend se draper de rouge.

Votre peur légitime de l’extrême droite et votre confiance dans le seul mécanisme électoral ne doivent pas conduire à un compromis permanent avec la bourgeoisie.
L’extrême droite  se combat chaque jour : dans les luttes sociales, dans les quartiers, sur les lieux de travail, dans les universités, par la solidarité et l’organisation collective. Elle ne disparaîtra pas simplement parce qu’un bulletin aura été glissé dans une urne.
Elle disparaîtra avec l’abolition du système qui nourrit les rapports de domination et les conditions matérielles sur lesquelles elle prospère : par l’avènement de la révolution sociale.Comme le disait très bien Buenaventura Durruti :
« Nous sommes face à la révolution ou à la guerre civile. L’ouvrier qui vote et qui, ensuite, reste tranquillement chez lui sera un contre-révolutionnaire. Et l’ouvrier qui ne vote pas et qui reste lui aussi chez lui sera un autre contre-révolutionnaire. »

On ne combat pas l’autoritarisme en choisissant simplement, tous les cinq ans, quelle autorité doit être les gestionnaires du capital. 

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