La contre-révolution, c’est la prise de pouvoir des bolcheviks en octobre 1917. Vous parlez des soviets, mais les bolcheviks les ont infiltrés et bolchevisés pour les ramener à l’appareil d’État et détruire leur autonomie. Les soviets n’étaient pas là pour donner le pouvoir à des politiciens professionnels. Ils étaient des organisations de travailleurs.
Les trotskystes répète comme des perroquets « La Russie était arriéré » C’est faux !
La Russie n’était pas arriérée. Des écoles et des universités existaient bien avant les bolcheviks. Il existait déjà une population instruite, des travailleurs organisés et des mouvements révolutionnaires avant la prise de pouvoir des bolcheviks. C’est une propagande destinée à justifier une prise de pouvoir par des politiciens professionnels d’avant-garde. On présente la Russie comme un pays arriéré pour justifier qu’une minorité puisse prendre le pouvoir au nom des travailleurs.
La Terreur rouge de 1918 est également mise en place sous le pouvoir bolchevique. Toute personne considérée comme ennemie est assassinée. La répression politique est déjà présente sous le pouvoir bolchevique. Il est donc trop facile de faire comme si toute la violence et toute la répression venaient uniquement de Staline. Concernant les ancêtres des goulags, les Solovki : un camp de travail est mis en place dès 1920 sous la dictature bolchevique. Quelle hypocrisie de dénoncer les goulags quand vous êtes les précurseurs !
Vous vous revendiquez d’une personne qui a théorisé le terrorisme et le communisme. En outre ,un plan pour mettre en place les massacres de masses. Il n’avait que la soif de pouvoir. Mais Trotsky, très mauvais dirigeant, s’est finalement fait dépasser par Staline. Le problème avec le trotskysme, c’est de vouloir séparer Trotsky de ce qu’était réellement le pouvoir bolchevique. Vous pouvez critiquer Staline, critiquer la bureaucratie et dénoncer ses crimes, mais cela ne change pas le fait que Trotsky était lui-même un dirigeant bolchevique. Vous défendez donc une personne qui participait à ce système de pouvoir. Le problème n’est pas seulement Staline. Le problème est aussi la prise de pouvoir par une avant-garde, la destruction de l’autonomie des soviets et la concentration du pouvoir dans l’appareil d’État. Vous parlez des travailleurs, des soviets et de la révolution, mais les travailleurs doivent pouvoir s’organiser eux-mêmes. Ils n’ont pas besoin de politiciens professionnels d’avant-garde pour décider à leur place.
C’est là toute la différence avec l’anarchisme. Nous ne voulons pas remplacer un pouvoir par un autre pouvoir. Nous ne voulons pas qu’un parti prenne le pouvoir au nom des travailleurs pour ensuite décider à leur place.
La révolution doit être l’émancipation des travailleurs eux-mêmes, pas la prise de pouvoir d’une minorité politique qui prétend représenter les travailleurs.
Alors oui, Staline est un fasciste rouge , mais cela ne transforme pas Trotsky en défenseur de l’autonomie des travailleurs. Trotsky reste un dirigeant bolchevique fasciste rouge et le trotskysme reste lié à cette conception de l’avant-garde et du pouvoir.
La critique anarchiste du trotskysme est donc simple : les travailleurs n’ont pas besoin de dirigeants professionnels pour s’émanciper. Ils doivent pouvoir s’organiser eux-mêmes, décider eux-mêmes et conserver leur autonomie.Le problème n’est pas seulement Staline. Le problème est l’idée de la dictature brutale ou adoucie étant universellement répandue et adoptée, la route est toute prête pour la psychologie, l’idéologie et l’action fascistes. Cette psychologie pénètre, empoisonne et décompose tout le mouvement ouvrier et l’engage dans une voie périlleuse. L’idée de la dictature, de l’élite dirigeante, mène fatalement à la formation de partis politiques : Organismes qui enfantent et soutiennent le futur dictateur. Enfin, tel ou tel parti l’emporte sur les autres.
Tout courant d’idée qui admet la dictature franche ou estompée, « droite » ou « gauche » est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste. Le fascisme est surtout l’idée de mener les masses par une « minorité », par un parti politique, par un dictateur. Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l’idée de la dictature. Tant que cette idée est émise, propagée, appliquée par les classes possédantes, on la comprend. Mais quand la même idée est saisie et mise en pratique par des idéologues de la classe laborieuse comme le moyen de son émancipation, on doit considérer ce fait comme une aberration funeste, comme une singerie aveugle et stupide, comme un égarement périlleux. Car étant essentiellement fasciste, cette idée, appliquée, mène fatalement à une organisation sociale foncièrement fasciste. C’est alors sa dictature installée. Quelle qu’elle soit, elle crée rapidement des situations et, finalement, des couches privilégiées. Elle soumet les masses à sa volonté. Elle les opprime, les exploite, et, au fond, devient fatalement fasciste.

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